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Les particularités de Saint François Xavier

            Le déroulement des cours au collège suit le Programme National Tchadien réactualisé en 2008. Toutefois, le Lycée-Collège Saint François Xavier présente des particularités suivantes :

-          Les cours se déroulent selon deux modalités : d’une part les cours systématiquement dispensés par les professeurs ; d’autre part les cours de rattrapage, travaux de groupes, études personnelles surveillées, activités culturelles, etc. Les deux tranches d’heures pour les activités de formations académiques sont: 7 h 40 – 13 h 00 et 14 h 30 – 17 h 00.

-          Le Bureau de la Pastorale et Coaching scolaire : Les services de formation humaine et coaching personnel ou de groupe sont organisés sous formes d’activités pastorales (messes tous les vendredi, visites et assistances en cas difficultés aux élèves…) ou d’accompagnements.

 

-          La Escuela Socio Deportiva : un projet de sport et études appuyé par la Fundacion Real Madrid. Cette initiative ‘’Ecole et Sport’’, concerne une centaine d’élèves qui sont suivis dans leurs études et sports. La Fundacion Real Madrid donne des équipements et suit les répétitions des cours et les élèves font deux fois sports dans la semaine.

La direction générale 

ECOLE DES PARENTS: POURQUOI CE PROJET ?

Si nous parcourons les différents écrits sur les difficultés du système éducatif, nous nous rendons compte que les responsabilités sont de plusieurs ordres :

-          un héritage colonial mal assumé (où les écoles disposaient des centres performants de formation des enseignants – Ecoles Normales - aujourd’hui, ces écoles ne remplissent pas leur devoir de bien former les enseignants) ;

-          le non suivi des élèves (les professeurs ne suivent pas les élèves après les classes) ;

-          les troubles politiques que connait le pays depuis de longues périodes ont conduit à des divisions et autres difficultés de confiance entre Tchadiens (les sessions de formation permanente aideront à surmonter ces difficultés toujours susceptibles entre enseignants) ;

-          les structures académiques insuffisantes ou inexistantes ainsi des enseignants peu nombreux, peu formés, peu qualifiés ;

-          la violence en milieux scolaires et sociaux qui entravent tout effort de construction de la paix au Tchad ;

-          les effectifs pléthoriques dans les établissements et des grèves des enseignants à répétition pour amélioration des conditions de vie ;

-          des désertions des lieux d’enseignement (écoles, lycées) ou des retards répétés dus aux difficultés de transport pour arriver á temps ;

-          Le peu d’encouragements, peu de définition rigoureuse du profil de la formation.

-          Donc le système éducatif tchadien ne satisfait pas toujours et il faut rechercher des voies et moyens de formation pour suppléer, tant soit peu.

De toute évidence, nous nous rendons compte que le système éducatif tchadien est perturbé, troublé et chacun des acteurs se doit de chercher des voies et moyens en vue de l’amélioration. En effet, la formation de l’homme vise le développement de la personne par des moyens variés dont le système éducatif (scolarisation). Ses caractéristiques distinctives sont l’organisation, la pédagogie, la performance, la compétence. Ses matières (objets) : le corps humain, le corps social, l’esprit humain, les cultures. Et ses lieux sont avant tout la société (foyer, structures religieuses, structures sociales), l’école (système éducatif académique), la rue (qui émerge au Tchad comme conséquence de la destruction des deux premiers lieux). Suivant la vieille tradition ignatienne de former l’homme, les acteurs sont les individus en formation (élèves), les enseignants-formateurs, la société (parents). Tous ces facteurs contribuant à la formation de l’homme se trouvent mal en point dans la société tchadienne actuelle.

Mais malheureusement face à ces défis de l’éducation au Tchad, nous constatons les paradoxes suivants :

-          Emergence de la rue, comme conséquence de la crise du système éducatif traditionnel dans les villages tchadiens : les foyers (maisons) qui étaient des lieux de formation et d’unité ont éclaté (donc l’autorité parentale réduite, des familles où les enfants ne voient que deux ou trois fois leurs parents dans la journée ; le phénomène filles-mères) ;

-          Absence des lieux de rencontres et d’échanges entre professeurs eux-mêmes et entre eux et les élèves : des habitats communs favoriseront ces contacts et lieux de formation complémentaires ;

-          La plupart des professeurs (enseignants du secondaire) habitent dans les quartiers périphériques de la ville de N’Djamena (Habena, Chagoua, Gassi, Farcha, Walia, Koundoul, etc.) où ils pourront faire profiter de leur formation à leur milieu de vie.

Tout cela nous interpelle et nous voulons proposer des solutions concrètes par les sessions de formation des enseignants et personnes travaillant au Collège. Les professeurs sont parmi les plus démunis de la ville.

En concret, il s’agit de proposer des sessions de formation en continue aux professeurs et autres travailleurs du Collège pour plusieurs raisons :

-          La zone d’implantation du Collège, la banlieue de Toukra, est à 25 km du centre ville et il n’y a pas de bibliothèque ou lieux de documentation matérielle, moins encore de formation pour les pauvres parents des environs ;

-          La nécessité de donner une éducation académique et formation humaine aux enfants scolarisés au Collège en tenant compte de notre époque ;

-          Le besoin de donner aux enseignants et collaborateurs de la communauté éducative des outils dignes de leur vie sociale (pour mieux donner une meilleure perception sociologique de ces éducateurs et transmetteurs de valeurs) ;

-          La nécessité de savoir utiliser les moyens de communications modernes, en particulier les ressources de l’Internet ;

-          Le bien fondé d’une équipe de professeurs soudés aussi bien intellectuellement, académiquement que sociologiquement ;

-          Le bien fait d’un accompagnement fait par les professeurs et autres collaborateurs au Collège qui est dans une zone semi-rurales ;

-          Le besoin de donner des envies d’apprendre de nouvelles sources de formations et d’informations aux professeurs et travailleurs du Collège qui pourront transmettre leur expérience éventuellement dans les autres collèges.

Mais toutes réalisations projetées font face à des difficultés financières devant lesquelles le Collège ne peut répondre tout seul. C’est pour cela que nous présentons ce projet de formation permanente des enseignants et collaborateurs, comme stratégie de réalisation du projet éducatif.

Les objectifs des l'Ecole des parents

1.       Objectif général :

Contribuer à redynamiser le système éducatif tchadien par les solutions socio-éducatives en favorisant les enseignants et leurs collaborateurs réunis en un même projet de formation permanente.

 2.      Objectifs spécifiques :

1. Renforcer le système d’accompagnement des élèves par la collaboration éducative entre enseignants et collaborateurs, ainsi que des parents et amis du Collège Saint François Xavier ;

2. Cultiver la paix dans le milieu social et à l’école. Pour cela, réduire les violences en milieux scolaires dues à la non-maitrise des voies et moyens de promouvoir la paix dans tous les milieux de vie ;

3. Donner aux enseignants et leurs collaborateurs des outils pédagogiques et leurs utilisations dans les moyens de communication NTIC ;

4. Constituer une petite documentation pour la formation permanente des enseignants et leurs collaborateurs.

5. Compenser le peu de formation de certains enseignants et leurs collaborateurs.

 

6. Constituer une documentation sur les divers résultats des échanges des participants lors de cette première année d’expérience de recherches pour changer les visage de l’école au Tchad. Cette publication se fera sous forme de monographie des méthodes d’enseignements et de l’école des parents d’élèves de Saint François Xavier. 

Rôle et attribution du Père Spirituel

            Le Père spirituel (ou Préfet de Spiritualité) est l’animateur spirituel du Collège : Il peut être assisté par un ou deux assistants chargés d’écoute du premier et du deuxième cycle selon le nombre d’élèves dans le Collège. Il collabore étroitement avec le Directeur et avec le préfet des études du collège. Le père spirituel a pour mission de veiller à l’organisation des activités religieuses propres au renouvellement et à l’engagement de tout le personnel et les élèves à vivre l’Évangile dans le concret de la vie du collège. En collaboration avec les autres membres de l’équipe éducative, le Père Spirituel aide à la réflexion et organise l’enseignement de la Formation Humaine et Religieuse : cours de religion, EVA, les groupes de prière et réflexion chrétienne, les clubs, les activités parascolaires…

-          Il veille à l’organisation des activités religieuses propres au renouvellement et à l’engagement de tous à vivre l’Evangile dans le concret de la vie du Collège.

-          Il promeut la spiritualité propre de notre institution.

-          Il programme et anime les retraites et les recollections avec l’aide des membre de l’équipe pastorale.

-          Il cordonne la catéchèse des élèves qui se préparent aux sacrements de l’initiation chrétienne. Pour l’heure, le Collège attend d’organiser formellement la catéchèse.

-          Il assure avec l’aide de ses collaborateurs immédiats l’accompagnement spirituel de ceux de la communauté éducative qui le demandent.

 

-          Il veille à ce que les enseignements dans le Collège se passent dans un climat évangélique selon le charisme de notre institut. Pour cela, tous les membres de la communauté éducative doivent soutenir son action. 

LES CHOIX FONDAMENTAUX

8. Le type d’élèves que nous voulons former :

             Des hommes distingués par l’esprit et le caractère

9. Nous attendons des garçons et des filles confiés à nos soins qu’ils donnent le maximum d’eux-mêmes et apprennent à combattre énergiquement la maladie du moindre effort et de la jouissance à peu de frais qui caractérise de plus en plus certaines couches privilégiées de nos sociétés de consommation. Ils sont invités à développer au maximum leurs talents intellectuels, artistiques, sportifs… et à se forger de bonnes habitudes qui les libéreront demain pour leurs tâches.

             Des citoyens désireux de servir leurs pays

10. Le développement des qualités personnelles doit être orienté vers le service des autres, le service du pays, et non vers une jouissance individualiste ou l’exaltation orgueilleuse et l’écrasement de ceux qui sont moins doués ou qui ont eu moins de chance. Les jeunes approfondiront leur identité, leur propre culture pour mieux se comprendre et s’enraciner dans le peuple afin de servir plus efficacement, tout en se gardant de tout chauvinisme ou racisme.

             Un collège chrétien

11. Cet idéal proposé aux jeunes s’inspire directement de l’évangile de Jésus-Christ qui a vécu notre condition d’homme en serviteur de tous, et qui nous a révélé que nous sommes tous les enfants d’un même Père et devons nous aimer et nous entraider. Nous accompagnons les jeunes qui nous sont confiés au Collège à découvrir, à faire l’expérience et à approfondir avec nous les richesses inépuisables de l’humain par excellence, Jésus-Christ, lumière et vie, consigné dans les Evangiles.

 L’élève idéal de notre institution :

12. Etre des hommes et des femmes de service selon l’Evangile. Le Père Pedro Arrupe, alors Père Général de la Compagnie de Jésus appelait les Collèges Jésuites à former des « hommes-pour-les-autres » cela veut dire des hommes et des femmes voués et dévoués au service des autres par amour. Un service qui est imitation de Jésus Christ, Homme pour et avec les autres. Nous voulons ainsi former des hommes qui se distinguent non pas par l’affirmation d’eux-mêmes par un égoïsme dominateur, mais plutôt par le don libre d’eux-mêmes jusqu’au bout pour les autres. L’élève doit avoir en son cœur, la charité chrétienne qui l’oriente à mieux se donner, à vivre complètement pour son semblable, au sein du Collège, à la maison et plus tard dans la société : « Je rends service aux autres parce que je peux me mettre à leur place ; je les considère comme des frères, et je leur accorde un traitement conséquent ».

13. Etre des hommes nouveaux : L’élève qui vit en relation avec Jésus-Christ et la crainte du Seigneur en le respectant, doit refléter dans sa société l’image d’une personne transformée par l’Evangile. Le Christ nous rejoint également à travers les valeurs morales et humaines que nous recevons et devons intégrer au quotidien. Etre un homme nouveau, consiste à voir dans l’autre qui qu’il soit, un frère, une sœur. Notre apprenant (élève au Collège) apprendra à vivre de la fraternité universelle et de l’humanisme évangélique. L’homme nouveau acceptera de conformer sa vie à la vérité, à la justice et au refus de la corruption. « Ceux qui sortent de nos collèges doivent avoir acquis une forme de vie qui soit par elle-même proclamation de la charité du Christ, de la foi qui vient de Lui et nous conduit à Lui, et de la justice qu’il a proclamée »[1].

14. Etre des hommes équilibrés :« Nos collèges n’ont pas pour idéal de produire des petits monstres intellectuels, déshumanisés et introvertis, ni non plus des croyants dévots allergiques au monde dans lequel ils vivent et incapables de vibrer. Notre idéal est plus proche du modèle jamais dépassé de l’homme grec, dans sa version chrétienne : équilibré, serein et constant, ouvert à tout ce qui est humain »[2].

Le Père Peter Hans Kolvenbach (ancien Père Général de la Compagnie de Jésus) résume en une formule dense l’idéal d’élèves que doit former une Institution Jésuite éducative. « Notre idéal est un homme bien formé qui est intellectuellement compétent, ouvert au progrès, religieux, aimant et qui s’est engagé à faire la justice dans le généreux service du Peuple de Dieu»[3].

 



[1] Pedro Arrupe, « Nos Collèges aujourd’hui et demain », in Eduquer aujourd’hui et demain selon la pédagogie des jésuites, Kinshasa, Saint Paul, p. 18.

[2] Idem, Op. Cit. p. 20.

[3] Peter Hans Kolvenbach, « Les caractéristiques de l’éducation jésuite », in Eduquer aujourd’hui et demain selon la pédagogie des jésuites, Kinshasa, p. 117. 

Les activités pédagogiques et les activités éducatives

« La pédagogie est la manière dont les professeurs accompagnent ceux qu’ils enseignent dans leur croissance et dans leur développement. La pédagogie, art et science d’enseigner, ne peut pas être simplement réduite à une méthode. Elle doit comprendre une vue du monde et une vision de l’être humain idéal à former. Sur cela reposeront le but et la fin vers lesquels sont orientés tous les aspects d’une tradition éducative. De là aussi viendront les critères pour le choix des moyens à employer dans le processus de l’éducation[1] ». Dans notre contexte, la pédagogie est d’inspiration ignatienne imprégnée d’une vue du monde et d’un idéal d’élève à former.

Nous pouvons avoir quelques points qui font la spécificité de la culture pédagogique ignatienne. Tout enseignant devra, lors de ses cours, avoir en référence le Modèle Pédagogique Ignatien. Néanmoins, la pédagogie ignatienne en œuvre auprès des apprenants devra :

-          Identifier pour chaque niveau de classe des objectifs explicites et lisibles permettant à l’élève de travailler par lui-même, de s’évaluer en toute confiance et efficacité.

-          Mettre l’élève au centre de la pratique éducative en l’amenant à développer le meilleur de ses facultés intellectuelles, affectives et spirituelles ; l’élève s’ouvrira à l’interdisciplinarité étant entendu qu’il est accompagné par une véritable équipe de professeurs réunis autour du Professeur titulaire.

-          Promouvoir un enseignement qui réponde aux exigences de notre contexte et qui donne aux apprenants le goût de la connaissance en leur donnant le désir de se former et s’ouvrir aux grands défis de l’humanité.

Les pratiques éducatives seront toutes orientées par : la quête de l’excellence (magis) et le soin personnalisé pour l’apprenant (cura personalis) ; les éducateurs devront veiller vivre et guider les apprenants vers davantage de conscience, de compétence et de compassion.

L’excellence est le critère décisif de toute l’éducation qui doit être une éducation de qualité qui conduit à former et se former dans les arts, les sciences en vue du bien de toute la communauté humaine. L’excellence académique et scolaire est cependant motivée par l’excellence humaine. Celle-ci insistera sur l’honnêteté, la vérité, l’humilité ; elle débouche sur l’entraide, le souci de l’autre, la responsabilité et l’aptitude à la communication. L’excellence conduit au discernement, à la fermeté. L’excellence implique de reconnaître ses limites comme outil fécond pour repartir avec la volonté de faire mieux et d’aller plus loin.

L’élève comprendra :

-          L’importance du travail en groupe

-          Qu’il doit jouer un rôle au sein du groupe et perfectionner son expression orale

-          Qu’il doit considérer les notes et moyennes comme nécessaires mais non en faire une fin en soi ; il ne s’identifiera pas à ses notes et sa valeur intrinsèque lui vient d’une manière de vivre selon l’éthique

-          Que le goût de l’effort et ses exigences sont une source d’élévation

-          Qu’il doit éviter le travail superficiel

-          Que les moments de silence et le goût du silence sont nécessaires pour la concentration et de bons résultats.

 



[1] Eduquer aujourd’hui et demain selon la pédagogie des jésuites, Kinshasa, p. 131.

Des objectifs prioritaires : Promouvoir l’excellence académique et humaine

Cette inspiration fondamentale nous conduit à assigner à notre service d’enseignants et d’éducateurs, les 7 buts suivants :

ü  Forger les consciences par un engagement actif d’hommes et de femmes prêtes à imiter le Christ et à l’imiter en mettant en pratique les valeurs humaines et chrétiennes acquises au Collège au sein de la société.

ü  Former des hommes et des femmes intellectuellement et académiquement compétents dans le but de transformer la société selon les outils scientifiques de notre temps ; par là, réduire les frontières de l’ignorance et de la pauvreté déshumanisante tout en préservant l’équilibre de l’écosystème.

ü  Promouvoir la compassion active qui fait des leaders-dans-le-service, des serviteurs des pauvres, des orphelins ; compassion active qui analyse les causes de la pauvreté et des injustices pour mieux les résoudre et dépasser.

ü  Former des personnes conscientes de leur responsabilité morale dans le devenir des sociétés qui ont besoin de leaders honnêtes aimant la vérité et l’intégrité.

ü  Former des \"hommes-et-des-femmes-pour-et-avec-les-autres\". C\'est-à-dire, des personnes vouées et dévouées pour le bien des autres et leur croissance humaine. Ces personnes doivent travailler à plus d’entraide, plus d’accueil des autres ; des personnes de service s’engageant ensemble pour un monde plus solidaire à partir des dons reçus de Dieu.

ü  Notre élève doit découvrir tous ses dons et les développer pour le bien de la communauté, pour son pays, pour la communauté humaine ; il doit être au service de l’humanité avec honnêteté, amour et gratuité. La formation reçue doit le convier à être un agent de développement pour son pays ; il pourra le faire par la maîtrise technologique et celle des sciences sociales.

ü  Chacun doit développer son côté imaginatif, et sa créativité. Mais notre élève doit rester dans l’élan du sport et de l’éducation physique ; ceci, l’aidera à être une personne équilibrée. Par et à travers le sport, le notre élève veut gagner mais il accepte également l’échec et veut travailler en équipe.

L’élève qui s’inscrit au Collège veut acquérir des connaissances ; mais connaissance et vertu vont de paire. Le Collège ne se limite pas à former et forger des intelligences ; bien plus, il est animé d’une vision chrétienne qui oriente la prise en compte des dons octroyés par Dieu à l’élève pour un meilleur service de la communauté humaine à la suite et au service de Jésus-Christ.

« Le but de l’éducation jésuite n’a jamais simplement été l’acquisition de tout un ensemble de sciences et de techniques ou la préparation à une carrière, bien que ces choses soient en elles-mêmes importantes et utiles pour de futurs responsables chrétiens. Le but ultime de l’éducation secondaire jésuite est, bien plutôt, un plein développement de la personne qui conduit à l’action – action qui est animée par l’esprit et la présence de Jésus-Christ, l’Homme-pour-les-autres[1] ».

 Notre inspiration fondamentale, est donc de :

-          Former des chrétiens responsables, honnêtes et vertueux

-          Former des Leaders-dans-le-service

-          Former des hommes ayant le souci des pauvres selon la conscience, la compétence et la compassion.

 



[1] Ibid.,  118. 

 

 

PREAMBULE

Caractère propre de l’établissement :

Tous les salariés (enseignants de l’Etat, vacataires ou volontaires) s’engagent à respecter le caractère propre de l’établissement qui se définit par son appartenance à l’Enseignement Catholique et son projet éducatif selon les normes de l’éducation jésuite.

Cette obligation de respect s’apprécie en regard des fonctions et responsabilités exercées et ne saurait porter atteinte à la liberté de conscience des personnes.

 

Finalité de ce règlement :

Le présent règlement fixe les règles de discipline en rappelant les garanties dont leur application est entourée, et précise certaines dispositions d’hygiène et de sécurité.

Parce qu’il est destiné à organiser la vie dans l’établissement dans l’intérêt de tous, ce règlement s’impose à chaque employé en tous lieux de l’établissement (lieu de travail, restauration, cours, parking, terrain de sport, jardin, champ…).

Chaque membre du personnel doit être persuadé de la nécessité de veiller à l’ordre et de respecter les normes ainsi définies, de manière à trouver des conditions de travail satisfaisantes.

Les dispositions de ce règlement s’appliquent de façon générale à toute personne exécutant un travail ou rendant un service bénévole dans l’établissement, salariée ou bénévole, sauf les règles relatives aux sanctions et procédures disciplinaires.

 

Un exemplaire en est communiqué à chaque salarié ou bénévole lors de son embauche ou de son entrée en service.